Reconversion professionnelle : le parcours d’Ilan

26 février 2019
6 min

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Reconversion professionnelle :
le parcours d’Ilan

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Enfant, à quel métier rêviez-vous ?

Quand j’étais gamin tous les jours je rêvais d’un métier différent : écrivain, psychologue, journaliste, humanitaire… Alors difficile à dire, mais je pense que j’avais surtout un désir de faire quelque chose d’utile pour la société.

Qu’avez vous fait comme études ?

J’ai suivi une scolarité normale jusqu’au BAC. Je n’ai pas fait d’études supérieures.

Quels métiers avez-vous exercé ?

J’ai travaillé dans des associations puis j’ai longtemps travaillé dans une TPE de textile à Paris, Matière à Créer, pour laquelle je suis devenu petit à petit associé. Nous étions spécialisés dans la teinture et la vente de tissu pour les confectionneurs dans le Sentier. Je m’occupais de la partie administrative (bons de commandes, facturations, trésorerie). Puis, la concurrence chinoise s’est faite de plus en plus ressentir, et comme nous faisions que du Made in France, notre tissu était teint du côté de Lyon, nous n’avons plus été capable de faire face. La boîte a fermé, mais avec mon associé nous nous sommes retrouvés avec un petit stock de tissus. Nous avons commencé à faire les marchés en région parisienne pour l’écouler et l’affaire marchait bien. En 2014, pour des raisons familiales, j’ai quitté Paris pour m’installer en centre Bretagne et rejoindre ma compagne. J’avais l’idée de transposer ce que je faisais sur les marchés à Paris, ici en pleine campagne ! Nous avons commencé, mon amie et moi, plein d’enthousiasme mais nous avons vite déchanté. Quand on parle de désertification des zones rurales, il ne s’agit pas d’un mythe, c’est une vraie réalité. Au bout d’un an on s’est rendu compte que l’activité n’était vraiment pas viable et que toutes nos économies allaient y passer si on continuait sur cette voie. Comme j’ai la chance de parler plusieurs langues (anglais, italien) j’ai commencé à rechercher du travail en tant que traducteur. De fil en aiguille je me suis retrouvé sur UpWork, une plateforme qui met en relation des entreprises avec des freelance. J’ai commencé par faire des traductions puis j’ai été contacté par une société de marketing pour faire du netlinking. Ils m’ont appris le travail que j’exerce maintenant depuis plus de trois ans.

Quel est votre métier aujourd’hui ?

Je fais du netlinking, c’est on peut dire, un nouveau métier issu de l’économie numérique. Quiconque possède un site un site internet souhaite qu’il soit en première page dans les moteurs de recherche comme Google. Le netlinking est une technique de référencement d’un site internet qui consiste à multiplier le nombre de liens hypertextes, ou « backlinks » pointant vers lui. Le but étant d’améliorer la qualité du trafic et la popularité de son site. Depuis près d’un an je travaille pour Canva, un outil de création graphique gratuit en ligne.

Qu’aimez-vous le plus dans votre travail actuel – en trois mots ?

Indépendance, liberté, contact humain.

Et qu’aimez-vous le moins – en trois mots ?

Parfois la routine, les contacts qui n’aboutissent pas.

Comment avez-vous compris qu’il était temps pour vous de changer de voie (déclic soudain, prise de conscience progressive…) ?

Quand j’ai commencé à voir qu’économiquement et aussi physiquement (c’est dur de faire les marchés) ça devenait vraiment trop compliqué et pas du tout rentable. Le retour sur investissement était vraiment trop faible.

Quels ont été vos premiers pas pour entamer votre reconversion ?

J’ai commencé à rechercher des solutions sur Internet. Je me suis rendu compte qu’il existait une véritable économie numérique qui pouvait tout à fait me convenir.

Quelles difficultés avez-vous rencontrées pendant ce parcours ? Et quels ont été vos appuis/soutiens ?

Au départ ça été un peu difficile surtout dans le domaine des traductions. Comme la concurrence est très forte les prix sont vraiment tirés à la baisse. J’ai donc dû m’aligner, mais cela n’a duré que quelques mois. Puis j’ai eu la chance de tomber sur des clients très compréhensifs qui m’ont bien formé et avec lesquels je me suis très bien entendu. Je dois dire que sur le net, en dehors des réseaux sociaux qu’on nous montre dans la presse, il y a vraiment un grand respect chez la plupart des interlocuteurs et des échanges très enrichissants.

Avez-vous été sur le terrain pour expérimenter le métier ? Si non, auriez-vous aimé le faire ?

La question ne s’est pas posée, vu que le terrain c’est mon ordinateur !

Comment votre entourage a réagi à cette prise de décision ?

Au départ personne n’y croyait, c’est tellement nouveau comme métier, que mon entourage pensait que je « fabulais » un peu. Mais maintenant que ça dure, tout le monde est évidemment content pour moi.

Combien de temps cela vous a pris de changer de voie ?

Pendant deux, trois mois, j’ai continué les marchés en parallèle à ma nouvelle activité. Ensuite, voyant que ça marchait bien, je m’y suis consacré à plein temps.

Avez-vous des conseils pour ceux qui ont envie de changer de métier ?

Mon conseil c’est de ne pas se mettre barrières. Se mettre à son compte est un véritable challenge, il faut une certaine discipline et être un peu aventurier. C’est sûr, il n’y a pas la sécurité de l’emploi mais d’un autre côté il y a une plus grande liberté.

Je pense que quand on veut on peut. Cela paraît un peu simpliste, mais si l’on souhaite vraiment changer de métier il n’y pas de raison pour laquelle on ne puisse pas y arriver.

Et avez-vous des conseils pour ceux qui aimeraient exercer votre métier ?

Il y a vraiment pas mal de demandes dans tout ce qui est SEO (référencement). C’est devenu le nerf de la guerre de toutes les marques. Cela leur coûte beaucoup moins cher que de faire une campagne de pub à la télé ou dans la presse, qui soit dit en passant, deviennent désuets. C’est donc le bon moment de postuler dans ce genre d’emploi. De plus cela ne demande pas une formation trop poussée.

Un dernier mot ?

Il ne faut pas avoir peur de changer de métier, cela fait partie de l’aventure qu’est la vie.[sharify]

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