CES SECTEURS QUI RECRUTENT

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alimentaire

L'ALIMENTATION

Les métiers de l’alimentation, notamment ceux qui relèvent de l’artisanat ou du commerce de proximité, recrutent : boulangerie, pâtisserie, chocolaterie, épicerie, caviste, spécialiste en produits bio, boucherie, charcuterie, poissonnerie, fromagerie… En effet, selon France Stratégie et la Dares, 66 000 postes de bouchers, charcutiers et boulangers sont à pourvoir sur la période 2012-2022.

PERSPECTIVES DE RECRUTEMENT

Boulangeries : 5000 emplois se dégagent chaque année dans les boulangeries artisanales, industrielles et celles en grandes surfaces.

Boucherie : recrutement de plus de 4000 bouchers par an selon la Confédération de la boucherie, boucherie-charcuterie, traiteurs (CFBCT).

Pâtisserie : des débouchés majoritairement dans l’artisanat (2500 emplois par an).

Poissonnerie : environ 1000 emplois par an

Charcuterie-traiteur : plus de 2000 postes à pourvoir selon la Confédération nationale des charcutiers-traiteurs.

QUALIFICATIONS REQUISES 

CAP, BP, MC, bac pro, BM, BTM (brevet technique des métiers)… Il existe aussi de nombreux certificats de qualification professionnelle (CQP) accessibles aux jeunes et aux adultes en reconversion ou demandeurs d’emploi.

COMPÉTENCES ÉMERGENTES :

  • Connaissances en cultures biologiques
  • Connaissances dans le management environnemental
  • Connaissances dans la gestion et la valorisation de signes de qualité
santé

LA SANTÉ

Le secteur de la santé emploie pas moins de 2 millions de personnes, majoritairement dans le secteur public, à savoir les collectivités territoriales, et la fonction publique hospitalière. D’ici à 2020, la population va vieillir : l’augmentation du nombre de personnes âgées dépendantes devrait s’accompagner de la création de plus de 8000 postes de soignants, essentiellement infirmiers et aides-soignants. A l’inverse, la petite enfance cherche à recruter (notamment en Île-de-France, là où le taux de natalité est le plus élevé de France).

LE MÉTIER

D’ici 2022, France Stratégie annonce plus de 600 000 postes à pourvoir, dont 230 000 d’aides-soignants (aides médico-psychologiques, auxiliaires de puériculture, assistants médicaux…), 219 000 infirmiers (parmi lesquels 92 000 créations de postes), 134 000 postes pour les professions paramédicales…

QUALIFICATIONS REQUISES

Aide-soignant : DEAS (diplôme d’aide-soignant)

Sages-femmes : Bac +5

Agents de services hospitaliers : accessible sans diplôme ou avec un CAP/BEP des secteurs social, sanitaire et propreté

Ambulanciers : Aucun niveau minimum requis pour se présenter à la formation conduisant au diplôme d’Etat d’ambulancier.

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LE SOCIAL

Plus d’1,2 million de salariés travaillent pour les métiers du social, dont 40% travaillent pour des particuliers employeurs en tant qu’assistantes maternelles, gardes d’enfants ou aides à domicile auprès de personnes âgées dépendante ou de personnes en situation de handicap selon Dees. Les moins de 30 ans ne représentent que 16% des professionnels de l’action sociale contre 36% il y a trente ans.

PERSPECTIVES DE RECRUTEMENT

110 000 postes à pourvoir pour les professionnels de l’action sociale d’ici 2022 (France Stratégies), avec 72 000 postes liés à des départs à la retraite et 38 000 créations d’emploi. L’évolution du cadre législatif du secteur (cf. loi 2002) le place parmi les cinq plus gros secteurs recruteurs de cadres (environ 10 000 par an) selon l’Apec. Les principaux métiers recherchés : aide à domicile, aide médico-psychologique, cadres sociaux et éducatifs, assistant(e) maternelle, éducateur spécialisé… 

QUALIFICATIONS REQUISES 

Ces métiers sont accessibles du CAP au master.

Sans le bac : assistant familial (DEAF), accompagnement éducatif et social (DEAES), moniteur-éducateur (Deme), auxiliaire de puériculture (sur concours pour entrer dans les écoles qui préparent au diplôme d’Etat)…

Avec le bac : éducateur spécialisé (Dees), éducateur technique spécialisé (Deets), éducateur de jeunes enfants (Deeje), assistant de service social (Deass)

Avec un diplôme supérieur au bac : conseiller en économie sociale et familiale (DECESF), médiateur familial (Demf), ingénierie sociale (Deis), certificat d’aptitude aux fonctions d’encadrement et de reponsable d’unité d’intervention sociale (Caferius), certificat d’aptitude aux fonctions de directeur d’établissement ou de service d’intervention sociale (Cafdes)

hotellerie

L'HÔTELLERIE-RESTAURATION

Ce secteur compte plus d’un million d’actifs (612 000 en restauration, 300 000 en restauration collective, 220 000 dans le domaine de l’hébergement). Les moins de 25 ans représentent près de 15% des salariés et près de la moitié des employés et agents de maîtrise de l’hôtellerie-restauration ont moins de 30 ans (46%) : ces professions figurent parmi les plus jeunes de tous les métiers.

PERSPECTIVES DE RECRUTEMENT

117 000 postes d’employés et d’agents de maîtrise de l’hôtellerie et de la restauration à pourvoir dont 72 000créations d’emploi et 45 000 postes liés à des départs à la retraite. 107 000 postes de cuisiniers, 85 000 postes de cadres et patrons d’hôtels, cafés ou restaurants (France Stratégie, Dares). La restauration rapide recrute environ 80 000 personnes par an en moyenne (Snarr), plus de 80% étant des CDI. Dans la restauration collective, en revanche, on constate plus de 10 000 départs à la retraite par an dû à un important renouvellement de génération : en moyenne, il y a 20 000 recrutements par an.

QUALIFICATIONS REQUISES

Les professionnels de niveaux BEP/CAP sont les plus représentés (36%), loin devant les niveaux bac/bac techno/bac pro (23%) et les niveaux BTS et études supérieures (10%). Il y a une forte proportion d’actifs sans diplôme (22%). La plupart des métiers du secteur sont accessibles avec au moins un CAP.

Fonctions managériales : le niveau d’entrée est le BTS, la licence professionnelle ou le bachelor spécialisé en hôtellerie-restauration ou tourisme. Pour les postes de directeur/revenue manager/yield manager, le niveau master ou bac +5 est demandé.

gestion des entreprises

GESTION ET ADMINISTRATION DES ENTREPRISES

La gestion et l’administration des entreprises regroupent un grand nombre de métiers, dans tous les secteurs d’activité privés ou publiques : secrétaires, employés de la comptabilité, comptables, techniciens et cadres des services administratifs comptables et financiers, gestionnaire des ressources humaines… Au total, c’est un secteur qui regroupe 2,5 millions d’actifs.

PERSPECTIVES DE RECRUTEMENT

Les 10 prochaines années vont être le berceau de la progression du secteur (823 000 postes à pourvoir sur la période 2012-2022 : 209 000 créations d’emploi et 614 0000 départs à la retraite), mais dans la nuance selon les métiers : les techniciens et les cadres bénéficieront des perspectives de recrutement plus favorables, contrairement aux secrétaires.

QUALIFICATIONS REQUISES 

Les compétences demandées dans les métiers administratifs sont à la hausse, et le niveau devrait continuer à augmenter d’ici 2022 : développement des outils informatiques et de communication, travail en mode projet, poids de la réglementation en particulier dans les RH et la comptabilité… Accès minimum à bac +2, bac +4, voire à bac +5 (écoles de commerce) selon les métiers.

Secrétaires, assistantes : évoluent vers plus de compétences et beaucoup de polyvalence. 63% des secrétaires ont un diplôme au moins égal au bac. Une formation complémentaire (comptabilité, finance, RH…) est un vrai plus et la pratique d’une langue étrangère est indispensable (l’anglais, notamment).

Employés administratifs d’entreprise, de la comptabilité, techniciens et cadres des services administratifs comptables et financiers : le niveau de diplôme s’accroît, plus de la moitié sont titulaires du bac.

Dirigeants d’entreprises : 26% n’ont pas de diplôme ou au maximum un CAP/BEP. 38% sont titulaires d’un bac +3.

Ressources humaines : les métiers de la paie sont très recherchés à partir d’un bac +2/3 minimum pour les fonctions administratives. Jusqu’à bac +5 pour les fonctions cadres.

Juristes : 85% sont recrutés à bac +5 (mastères spécialisés et/ou DJCE (diplôme de juriste-conseil d’entreprise). Bonne pratique de l’anglais nécessaire.

propreté

PROPRETÉ

C’est un secteur dynamique qui compte près de 500 000 salariés dans 36 000 entreprises, le classant parmi les premiers secteurs d’activité de services aux entreprises. Il comprend un ensemble d’activités diversifiées : nettoyage classique (bureaux, locaux administratifs, musées, commerce…) ou spécialisé (aéroports, hôpitaux, industrie agroalimentaire…), et des services associés comme la gestion des stocks, l’entretien technique des bâtiments, les espaces verts…

PERSPECTIVES DE RECRUTEMENT

Une entreprise de propreté emploie en moyenne 53% de salariés multi-employeurs. Le secteur a créé 100 000 emplois en 7 ans selon la Fédération des entreprises de propreté et services associés (Fep). Chaque année, environ 16 000 postes sont à pourvoir en CDI (de durée supérieure à un mi-temps). De nombreux CDD de remplacement sont proposés, notamment en période estivale (salariés en congés). Les pics de recrutement se font en janvier et en septembre/octobre, quand les périodes de congés sont passées.

QUALIFICATIONS REQUISES

Bien que cette part diminue progressivement, la majorité des salariés de la propreté n’a pas de diplôme (54%). 25% ont un niveau CAP/BEP, et 21% le niveau bac et plus. L’offre de formation a doublé en 10 ans (CAP, bac pro, BTS, titre certifié, master) et plus de 5000 jeunes sont en formation.

ESS

ÉCONOMIE SOCIALE ET SOLIDAIRE

L’ESS emploie 2,39 millions de salariés dans plus de 202 700 établissements et représente plus de 10% de l’emploi en France. Afin de clarifier le périmètre de l’ESS la loi la présente ainsi dès 2014 : « une économie de l’exigence fondée sur les valeurs de gouvernance démocratique et participative, de lucrativité limitées et d’utilité sociale ». Les associations sont le 1er employeur de l’ESS avec plus de 3/4 des emplois (77%) mais les secteurs d’emplois de l’ESS sont variés : action sociale, enseignement-formation, activité financière, bancaires et d’assurance, santé, spots et loisirs, arts et spectacles…

PERSPECTIVES DE RECRUTEMENT

Ces dix dernières années, le secteur de l’ESS s’est considérablement développé (400 000 emplois nouveaux), il s’agit d’un enjeu important. Entre 2010 et 2015, l’emploi dans l’économie sociale a progressé de 26% contre 7% pour l’ensemble de l’emploi privé. A l’horizon 2022, 110 000 postes seront à pourvoir pour les professionnels de l’action sociale (France Stratégie et la Dares). De nombreux départs à la retraite ont eu lieu dès 2017, libérant des postes dans divers secteurs, et de nombreux nouveaux métiers émergent (animateur de réseau, conseiller en mobilité, responsable pôle action sociale, encadrant technique d’espaces verts ou de collecte-tri-valorisation des déchets…)

QUALIFICATIONS REQUISES 

 

La palette des métiers de l’ESS étant très large, les formations/ niveaux requis concernent tous les niveaux de qualification, de sans diplôme jusqu’à bac +5. Pour se renseigner sur les formations supérieures spécifiques au secteur de l’ESS, nous vous invitons à consulter le guide Université et ESS.

service a la personne

SERVICE A LA PERSONNE

La loi définit le secteur des services à la personne comme étant les « activités de garde d’enfants, d’assistance aux personnes âgées ou dépendantes ou d’entretien ménager réalisées au domicile de la personne ». Le secteur comprend au total 26 activités nécessitant un agrément ou une autorisation pour pouvoir être exercées :

  • garde d’enfants de moins de 3 ans
  • garde malades
  • assistance aux personnes handicapées
  • livraison de repas/de courses
  • travaux ménagers
  • soutien scolaire
  • petit bricolage
  • dépannage informatique
  • coiffure à domicile (…)

En 2015, on comptait plus d’1,2 million de personnes exerçant dans ce secteur. Début 2017, on comptait 36 200 organismes de services à la personne dont 79% d’entreprises privées.

PERSPECTIVES DE RECRUTEMENT

Étroitement lié au secteur de l’ESS (dont les acteurs réalisent 2/3 de l’activité des services à la personne), ses perspectives de recrutement sont ultra-dynamiques : les aides à domicile seraient la famille professionnale la plus créatrice d’emplois en France (rapport Les métiers 2022) : on compte 159 000 créations nettes d’emplois entre 2012 et 2022, devançant largement les ingénieurs informatique (avec 90 000 créations d’emploi).

QUALIFICATIONS REQUISES

Les salariés des services à la personne sont peu diplômés (c’est le cas pour 62% des employés de maison, par exemple). Parmi les jeunes, seuls 30% d’entre eux ont un baccalauréat ou un diplôme supérieur (aides à domicile, aides ménagers…).

Les diplômes existants :

  • Diplôme d’Etat (DE) : accompagnant éducatif et social spécialité accompagnement, technicien de l’intervention sociale, conseiller en économie sociale et familiale…
  • CAP au bac : CAP assistant(e) technique en milieux familial et collectif, CAP accompagnant éducatif petite enfance, Capa services aux personnes en milieu rural, bac pro services aux personnes et aux territoires…
  • Bac + 2 et plus : DUT carrières sociales option services à la personne, BTS services et prestations des secteurs sanitaire et social (SP3S), BTS économie sociale et familiale (ESF)…
*Informations récoltées, notamment, grâce aux études et recherches du guide CIDJ