Interview Hélène

4 septembre 2018

3 min.

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L’art de vivre la transition interculturelle

Après avoir travaillé 11 ans à des postes de direction à l’étranger, Hélène Blot choisit de démissionner puis de revenir en France. Là, accompagnée par son employeur, elle suit des formations pour devenir coach professionnelle. Elle ouvre sa boite, Health & Business Coaching et, armée de patience et de persévérance, elle parvient à se recréer un réseau dans la métropole. Épanouie et impliquée dans son travail, elle vous livre ici ses conseils pour devenir coach et pour mieux vivre un retour d’expatriation.

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Enfant, à quel métier rêviez-vous ?

Psychothérapeute. J’observais et j’écoutais mon environnement avec beaucoup d’attention. J’essayais de décrypter ce qui se jouait de manière invisible et intangible. J’adorais lire des classiques et des romans, c’était pour moi une ouverture sur le monde et la psychologie des personnages.

Qu’avez-vous fait comme études ?

Une école de commerce pour son aspect généraliste, dynamique et porteur d’opportunités.

Quels métiers avez-vous exercé ? 

Dans l’ordre chronologique : acheteuse, directrice d’hypermarché, directrice des achats, directrice du développement des ventes, avant de devenir coach professionnelle et formatrice.

Quel est votre métier aujourd’hui ?

Depuis 8 ans, je suis coach professionnelle et formatrice. J’exerce ce métier en individuel et en collectif dans l’intergénérationnel. J’accompagne à la fois des cadres dirigeants et des étudiants ou jeunes diplômés.

Qu’aimez-vous le plus dans votre travail actuel – en trois mots ?

Histoires : découvrir le fil rouge de chacun

Liens : le tissage des liens (à la fois interpersonnels et la capacité à créer, à associer des idées)

Vision : la puissance de l’intention orientée, qui préfigure la vision.

Et qu’aimez-vous le moins – en trois mots ?

Le buzz : l’utilisation galvaudée du terme coaching dans tous les domaines… J’ajouterai le manque de professionnalisme lié à l’émergence du métier.

Comment avez-vous compris qu’il était temps pour vous de changer de voie (déclic soudain, prise de conscience progressive…) ?

Au fil de mon expérience professionnelle, j’ai fait la distinction entre ce que je sais faire et ce que j’aime faire jusqu’au jour où j’ai décidé de me focaliser sur mes talents, appétences et ce que l’interculturel m’avait appris (j’ai travaillé 11 ans à l’étranger). Savoir valoriser la différence, voyager de ma zone de confort vers ma zone de croissance, accompagner les équipes pour grandir et révéler leurs talents.

Quels ont été vos premiers pas pour entamer votre reconversion ?

Exprimer mon besoin à mon employeur, me faire coacher pour clarifier mon offre de service, être formée au coaching en individuel et en collectif, être formée en tant que formatrice, puis j’ai commencé à pratiquer dans mon environnement professionnel.

Quelles difficultés avez-vous rencontrées pendant ce parcours ? Et quels ont été vos appuis/soutiens ?

Je revenais de l’étranger quand j’ai commencé en tant que coach : je n’avais pas suffisamment entretenu mon réseau en France lorsque j’étais expatriée. La plus grande difficulté a été de franchir le premier pas et d’obtenir ma première référence en coaching collectif dans un grand groupe. Patience et persévérance ont été mes points d’appui pour affiner mon offre, mon business model et en particulier mes axes différenciants.

Avez-vous été sur le terrain pour expérimenter le métier ? Si non, auriez-vous aimé le faire ?

J’ai commencé à me former en parallèle de mon travail ce qui m’a permis de commencer à mettre en œuvre mes compétences de coach dans mes pratiques managériales.

Comment votre entourage a réagi à cette prise de décision ?

J’ai eu le soutien de mon employeur dans cette transition. De manière générale, les personnes de mon réseau qui me connaissaient depuis longtemps ainsi que ma famille n’ont pas été surprises et m’ont soutenue dans ce processus de choix de reconversion.

Combien de temps cela vous a pris de changer de voie ?

4 ans entre le moment où j’en ai parlé la première fois à mon employeur et le moment où j’ai lancé mon activité de coaching.

Avez-vous des conseils pour ceux qui ont envie de changer de métier ?

Explorez vos envies, connectez-vous à votre désir, vos aspirations les plus profondes et… suivez-les !

Et avez-vous des conseils pour ceux qui aimeraient exercer votre métier ?

Être coach est un métier qui s’apprend par la formation sur des approches, des outils et surtout par la pratique. Garder à l’esprit que le temps est un allié mais aussi source d’apprentissage.

Un dernier mot ?

J’ai toujours dit que j’apparente ma nouvelle vie à mon quatrième enfant : elle a 8 ans cette année et je grandis tout autant qu’elle, de jour en jour, à son contact.

Merci pour ces bons conseils, Hélène ! 🙂

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