De publicitaire à paysan bio : le virage à 180° de David

2 juillet 2018

3 min.

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De publicitaire à paysan bio : le virage à 180° de David

David fait partie de ces profils atypiques qui ont décidé de tout recommencer à zéro dans un domaine très éloigné de son secteur d’origine. Autrefois dans la publicité, il a aujourd’hui son propre potager au Brésil, grâce auquel il cultive des fruits et légumes bio. Il vous raconte comment il a changé de vie.

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Qu’avez-vous fait comme études ?

A Paris I, j’ai suivi le cursus « Economie Internationale ».

Et au cours de votre vie professionnelle, combien avez-vous exercé de métiers ? 

J’ai eu 4 métiers différents. J’ai d’abord été chauffeur livreur, puis directeur média. J’ai pris un virage original en devenant vendeur sur les marchés et aujourd’hui, je suis « paysan bio ».

Qu’aimez-vous le plus dans votre travail actuel – en trois mots ?

La nature, cultiver, faire des recherches sur les plantes et, surtout, bien manger !

Et qu’aimez-vous le moins – en trois mots ?

Administratif, administratif, administratif…

Comment avez-vous compris qu’il était temps pour vous de changer de voie (déclic soudain, prise de conscience progressive…) ?

C’est d’abord la lassitude que j’ai ressentie au quotidien dans le monde de l’entreprise. J’avais la sensation de faire la même chose, encore et encore. Je ne me sentais plus en harmonie avec le monde de la publicité.

Quels ont été vos premiers pas pour entamer votre reconversion en tant que paysan bio ?

J’avais un petit potager, qui était un refuge psychologique quand j’y passais les week-ends. Je me disais que ce refuge pouvait être bien plus « profitable » au-delà des fins de semaine.

Photo extraite de sa page instagram @santa_adelaide_organicos

Quelles difficultés avez-vous rencontrées pendant ce parcours ? Et quels ont été vos appuis/soutiens ?

J’ai tout appris sur le tard, ça a été ma plus grande difficulté. Du jour au lendemain j’ai dû monté une structure, une opération et des processus pour pouvoir produire en plus grande quantité. A la suite de tout ça, il fallait trouver une façon efficace de vendre et distribuer mes légumes. J’ai dû apprendre à composer avec le marché et ses habitudes que je ne connaissais pas. Vivre au rythme de la nature a été source d’un bel apprentissage.

Comment votre entourage a réagi à cette prise de décision ?

J’ai toujours eu un soutien et un encouragement énorme de la part des amis et de ma famille. Ces soutiens ont été essentiels pour prendre ce nouveau chemin sereinement.

Combien de temps cela vous a pris de changer radicalement de voie ?

J’ai attendu 1 an avant de quitter le monde « corporate ». J’ai préféré réfléchir sérieusement à une alternative de vie avant de me lancer pour devenir paysan bio.

Avez-vous des conseils pour ceux qui ont envie de changer de métier ?

Le Golden Circle de Simon Sinek, qui hiérarchise les trois questions que l’on doit se poser en tant que leader et auxquelles on se doit de répondre dans la communication avec des potentiels clients.

Et avez-vous des conseils pour ceux qui aimeraient exercer votre métier ?

Il faut, avant tout, être passionné, faire preuve d’un peu de folie et, bien sûr, aimer les plantes et la nature.

Un dernier mot ?

Carpe diem ! La vie est trop courte pour perdre son temps à faire des choses qui n’en valent pas la peine et qui ne rendent pas heureux.

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